jeudi 10 juillet 2014

[Apparition #3] Private Parts (1972) : La curiosité est un vilain défaut...

... Où l'on découvre que les vieilles dames n'ont pas forcément peur de nous, que ce grand acteur albinos faisait "pouet, pouet" comme un jouet pour chien, et qu'il ne faut pas fourrer son museau partout!




PS : Le film est très bien si vous voulez voir à quel point ces satanés humains sont pervers et font preuve d'une grande ingéniosité quand il s'agit de se débarrasser d'un corps...

Museaumètre : 3/5

dimanche 6 juillet 2014

[Apparition #2] La cinquième dimension : L'ascenseur (1986)

Chers jeunes museaux,

Revenons sur une affaire que vous n'avez pas pu vivre à l'époque puisque cela s'est passé dans les années 80. En 1986 pour être exact.

Une excellente série américaine reprenant des histoires appartenant (soi-disant) au fantastique et à la science-fiction s'est intéressée à une partie de notre peuple avec un épisode appelé "L'Ascenseur".

Nous avons alors découvert un étrange récit où deux jeunes frères, en explorant le laboratoire de leur père, tombent sur des animaux devenus gigantesques, dont un rat. 

Il se trouve, chers jeunes museaux, que j'étais là à l'époque (oui, je suis extrêmement âgé pour un rattus norvegicus, peut-être que je vous donnerai mon secret un de ces quatre). L'histoire a fait couiner l'élite des rats, qui avait peur que notre secret soit découvert. Heureusement, l'affaire a été tournée en dérision et tout le monde a cru que c'était un canular (un peu comme l'affaire Roswell chez les humains, pour ceux qui connaissent.)
Mais on a eu sacrément chaud quand même. Vous imaginez la panique si les humains savaient que les rats géants existaient effectivement, juste sous leurs pieds, dans la plupart des pays du monde?

Voici donc les vraies images utilisées par un réalisateur peu scrupuleux pour sa série télévisée :




PS : Je vous encourage fortement à vous renseigner sur cette excellente série fantastique dont les premiers épisodes remontent à la fin des années 50. Regardez ici, vous comprendrez mieux!

samedi 28 juin 2014

[Apparition #1] Cauchemars à Daytona Beach (1981)

Oyé, oyé chers museaux,

 Notre flair légendaire va vous prouver que vous avons bel et bien envahi les écrans... Et bizarrement, notre genre de prédilection semble être l'horreur! Si quelqu'un a un élément de réponse concernant cette particularité, qu'il se manifeste.

Puisque c'est l'été, on part à la plage avec  ...  




Pas besoin d'avoir un gabarit impressionnant ou un pelage sombre, les équipes de tournage se chargeront de vous couvrir de boue ou d'un autre magma bien sombre pour vous rendre impressionnant!


dimanche 16 mars 2014

Dans la Zone nous survivons ...




Après une catastrophe écologique la nature a repris ses droits, et quelques clans d'hommes survivent sur l'île de la Grande Bretagne, certains tatoués d'autres non, certains contaminés, d'autres non, une zone vendue pour servir de ressources pour trouver des femmes fécondes, enlevés contre leur gré à leurs tribus.
Il subsiste encore quelques havres de paix potentiels et menacés, où les livres sont protégés, mais oubliés du plus grand nombre.
C'est la qu'aujourd'hui nous apparaissons, ami avec un homme érudit.

La zone, série en 4 volumes d'Eric Stalner aux éditions Glénat. 




lundi 10 mars 2014

[Roman] De l'entraide et des NAC!

Chers lecteurs,

Vous n'êtes pas sans savoir que les humains nous rangent dans la catégorie des N.A.C., tout du moins pour les plus domestiques d'entre nous! Eh oui, dans les Nouveaux Animaux de Compagnie, il y a donc des rats, des oiseaux, mais aussi des serpents et des araignées... Ce sont ces deux derniers types de bébêtes que le héros de Ca déménage au 6B, Grégoire, affectionne...


Voici un court roman qu'on dévore (sans les dents) en un clin d’œil. Pas étonnant vu que l'auteur est Muriel Zürcher, une humaine qui a déjà écrit des romans top  (la saga du Tourneur de page est top, comme l'écrit une amie). Elle nous fait découvrir un immeuble aux résidents un peu particuliers : il y a donc Grégoire, qui élève en secret mygales et pythons, des jeunes voisins qui font pousser des herbes un peu spéciales, et M. Konkokté, un vieux monsieur qui a pour meilleur pote un rat! Une forte complicité va naître entre lui et notre héros, et ils sauront s'entraider dans les pires moments.

Ca déménage au 6B est une belle histoire d'amitié et de solidarité, avec des personnages hauts en couleurs et drôles! (Mention spéciale à la mère de Grégoire qui cache bien son jeu!). A conseiller donc à tous les petits humains à partir de 8-9 ans.

Et les museaux comme nous là-dedans? 

Notre digne représentant s'appelle Rafistole, et c'est lui qui va permettre à Grégoire et M. Konkokté de faire connaissance : 

"Grégoire s'arrêta, immobile, face au rat qui l'observait. Il dit tout haut : 
- Mais tu es énorme, le rat, bien nourri et bien gras. Un rat comme adorerait  avaler mon python royal.
Grégoire s'approcha sans cesser de parler d'un ton très doux. Les moustaches de l'animal frémirent. Il se laissa aborder. S'asseyant sur ses pattes arrière, il entreprit de lisser ses oreilles à l'aide de celles de devant. A l'extrémité des pattes, la peau affichait une couleur rose bébé. Grégoire le saisit délicatement sous le ventre, sans déclencher de réaction d'hostilité. 
Mais alors qu'il le caressait  pour le mettre en confiance, une voix grave résonna derrière lui : 
- Si tu touches à un seul de ses poils, tu auras affaire à moi!"

Ouf c'était moins une!
C'est que M. Konkokté tient à son petit pote! Et il le lui rend bien : 
"Une fois l'homme installé sur la dure banquette de velours vieux rose, Rafistole vint se lover sur les genoux de son maître, comme un chat prêt à ronronner.

Mais la santé du vieil humain va se dégrader, et Rafistole est inconsolable quand son ami part à l’hôpital... C'est là que Grégoire, sa sœur et une amie vont se battre auprès de la direction de l'établissement pour que le patient puisse garder son ami dans la chambre! Une belle leçon d'humanité, n'est-ce-pas? Et préparez les essuie-museaux, il y a beaucoup d'émotion dans ce court texte.

On termine sur une pointe d'humour! Regardez pourquoi on adore la mère de Grégoire

"La mère suivit la direction de l'index de son mari. Rafistole s'était invité à la table familiale. Elle fondit : 
- Oh! Un rat! Mais qu'il est mignon!
Avant même que Grégoire, ébahi, n'ait eu le temps de faire un geste, elle serrait déjà l'animal dans ses bras. Le père retrouva ses esprits, un peu gêné de sa démonstration de frayeur.
- Mais maman, ttu n'as pas peur des rats? s'étonna Colombe.
La mère éclata de rire :
- Bien sûr que non! J'avais un albinos, dans ma période punk. Il s'appelait RedCarpet, du nom d'un groupe de musiciens au top.
- Ta période punk? reprit Grégoire.
Il ne put esquiver la caresse de sa mère sur sa joue.
- Je suis comme Picasso, moi, j'ai des périodes : période punk, période bourgeoise."




dimanche 9 mars 2014

Made like a rat ou une couverture à notre honneur


Les expressions ne se traduisent pas mot à mot d'une langue à une autre, en voici une mis à l'honneur avec nous en vedette dans la collection Pocket.

Et pour info en anglais, " fait comme un rat " ne se dit pas " made like a rat ", mais " cornered "

dimanche 23 février 2014

La légende du Changeling





Entre mystère, légende, et suspens, Xavier Fourquemin nous livre ici une saga, époustouflante, mais pas sans sacrifices pour nous les rats, les deux premières planches vous livrent les abominations auxquelles les humains se livrent avec nous, en nous envoyant à la mort contre de féroces chiens, pour assouvir leur passion pour le jeu, heureusement vous pourrez remarquer que tous les humains ne sont pas cupides dans la troisième planche, puisque ce jeune homme au cheveux roux, va lui nous délivrer d'une mort certaine, et ce n'est que partie remise, dans la quatrième nous le sauvons à notre retour au péril de nos vies.
Amis, rats, nous le savons déjà les humains peuvent être bons avec nous, sachons l'être avec ceux-la.

dimanche 9 février 2014

Une brève apparition au milieu de Golden Dogs


Au gré de nos lectures de bd nous sommes tombés sur cette planche où nos ennemis les chats nous massacrent ... sales matous

mercredi 22 janvier 2014

Brève de dernière minute

Nous sommes à l'affût, et alors que nos pattes tournent les pages d'un nouveau livre, que nous frémissons de plaisir à la lecture de ces lignes, nous venons de dénicher ceci dans Pixel Noir aux éditions Syros de Jeanne-A Debats, sortie prévue pour le 13 mars 2014

" Dans le ciel, flottait un rapace, intéressé par les galopades des petits animaux qu'ils délogeaient.
- Heureusement, z'ont pas programmé de rats, grogna Martin, à la surprise générale.
C'était l'une des rares fois où le grand type parlait de sa propre initiative. Pixel ne se souvenait pas avoir entendu le son de sa voix depuis leur départ du camp.
- Pas aimer du tous les rats, chef, fit encore Martin à l'adresse de Damon d'un ton d'excuse un peu boudeuse.
Ce dernier rit très fort.
- Pas de panique, Marty, la petite bête mange rarement la grosse ! C'est la loi de la nature. "


 Sombres idiots ....

Un doute subsiste : souris ou rat ? l'important c'est le message ...

Aujourd'hui nous sommes tombés au gré de nos recherches sur ce joli album aux éditions Mijade de David Morichon, l'identité d'Albert, le personnage principal, n'est pas très explicite : souris ou rat, nous ne savions pas très bien, mais qu'importe cet inventeur fou nous a fait rire, et nous voulions le partager avec les jeunes ratons.

Albert est un personnage plein de fougue, ayant réponse à tous les problèmes, mais voilà comme tout progrès a ses conséquences, et la pollution fait son apparition, qu'importe Albert a toujours une solution sous la patte, il invente des machines les plus folles pour l'aider à se débarrasser de cette nuisance : dans la terre, l'eau ou l'espace, celle-ci refait toujours surface.

Une ode écologique, qui je vous rassure finit bien, parce que finalement ceci n'est peut-être que les rêves d'un savant fou, même s'ils se rapprochent de notre réalité.

 




On aime le trait malicieux, les couleurs douces, et la fougue délirante d'Albert, alors souris peut-être, rat probablement, qu'importe nous on a adoré et vous ?


lundi 30 décembre 2013

Histoire classique + illustrations magnifiques = "Le rat des villes et le rat des champs" d'Ayano Imai

Chers museaux,

Une petite merveille avant de terminer cette année riche en découvertes.
La base, vous la connaissez sûrement, c'est une fable d'un humain grec, Esope, qui vivait pendant l'Antiquité : Le rat des villes et le rat des champs

L'illustratrice de la fable est une artiste japonaise de talent, Ayano Imai, qui campe parfaitement nos deux protagonistes : un rat  roux agouti assez simple, contre son voisin de la ville, un rat noir distingué, portant gilet et petit chapeau rouge.

Pas la peine de vous raconter la fable, on l'apprend par cœur à l'école que l'on soit rat ou souris (les humains, par contre, je n'en suis pas sûr). D'ailleurs, saviez-vous qu'une ambiguïté subsiste? A l'époque de La Fontaine, quand lui aussi a repris la fable, il parlait de souris et non de rats! Ainsi, en anglais, on parle de "The Town Mouse and the Country Mouse" (autrement dit, "La souris des villes et la souris des champs".)

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse admirer les illustrations et situations cocasses, ci-dessous : 







On aime l'univers d'Ayano, complètement immersif, et qui donnera une bonne idée aux bipèdes sur la grandeur de leurs villes, de leurs installations en général, quand on est un petit rongeur!

Les albums d'Ayano ont toujours des animaux comme héros et on adore ses dessins délicats aux belles couleurs.

Si vous voulez feuilleter ses créations, rendez-vous ici et cliquez sur l'album que vous souhaitez parcourir! D'ailleurs, histoire de vous allécher, voici l'intégralité du Rat des villes et du Rat des champs!

Ah, et pour l'anecdote : vous saviez que même Disney (mais si, vous savez, ceux qui ont inventé Mickey Mouse!) avait adapté cette fable?






jeudi 21 novembre 2013

L'Ode au rat : une émission spéciale de L'Oeil du Cyclone!

Au cours d'une expédition grignotage dans un grenier, nous avons déniché une petite perle pour vous, les humains! Une video désormais introuvable!

Plus précisément, c'est un épisode spécial d'une super émission TV, "L'Oeil du Cyclone" qui était diffusée de décembre 1991 à juillet 1999 sur la chaîne que vous appelez encore Canal +.

Images d'archives, extraits de films, témoignages de ratouphiles, vous allez avoir de nombreuses raisons de nous adorer, nous détester ou nous craindre (vous connaissez l'histoire du "Roi des rats"?)

Attention aux museaux sensibles, certaines images sur la mort aux rats sont particulièrement cruelles.

Enjoy!



mardi 19 novembre 2013

Une leçon d'histoire ...

Les Humains racontent qu'ils transmettent l'Histoire pour se souvenir et ne jamais reproduire les erreurs du passé.

"Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre" Winston Churchill

Cette belle leçon devrait aussi être véhiculer chez nous les rats, car notre Histoire est intiment liée à celle des Hommes, même si pour eux nous ne sommes considérés que comme des nuisibles.

Notre Histoire n'est pas toujours non plus très glorieuse, preuve en est dans le texte de Valentine Goby Kinderzimmer, qui raconte l'histoire de femmes au sein d'un camp de concentration, Ravensbruck, lors de la seconde guerre mondiale.

Attention âmes sensibles s'abstenir, le passage qui va suivre, fait partie de ses innommables, que nous voudrions plutôt oublier, que de raconter, que l'on ne s'imagine, et pourtant qui ont réellement existé.



"Irina maigrit, elle passe ses nuits couchée sous les châlits de la Kinderzimmer à chasser les rats affamés : ils griffent les bébés au sang, grignotent leurs phalanges, leurs lobes d’oreille, leurs orteils,  leurs nez, toute excroissance où planter les dents. Une fois, Mila voit Schwester Elena soulever les nourissons dans la Kinderzimmer, embrasser leurs joues, leurs ventres rebondis, leurs cuisses nues et bleues en riant de joie, et même en bercer un, les lèvres appuyées sur son front laiteux, on dirait une mère. Elle froote son nez contre le nez minuscule, un baiser esquimau, il y a dans ses yeux un éclat, une lumière effrayants tant elle semble sincère. Mais quand Schwester Elena découvre la petite Tchéque lacérée de plaies violines, brassiére poisseuse de lymphe, le nouveau-né hongrois aux narines rongées, les mains lépreuses, elle écarquille les yeux puis comprend - les rats - et a un sourire amusé : wie Schade ! quel dommage ! Elle appelle Schwester Eva, Eva, komm und sieh ! L'autre accourt, voit. Sabine demande du poison, Rattengift bitteschön. Für die Kinder ? Pour les enfants ? demande Schwester Elena. Puis elle secoue la tête avec un petit rire: Nein, nein, Ratten lieben frisches Fleisch ! - pas de poison pour les enfants, les rats préfèrent la chair fraîche."

Kinderzimmer, Valentine Goby, Éditions Actes Sud

mardi 29 octobre 2013

Rats rassemblez vous : un nouveau massacre à l'ordre du jour

Même si certains humains nous aiment, nous défendent et nous cajolent, d'autres nous méprisent, nous chassent, et nous tuent, ok nous n'avons pas tous de bonnes manières mais aujourd'hui nous vous apportons la preuve d'un nouveau massacre perpétré contre notre espèce :

Une planète dans la tête de Sally Gardner


"Papou avait perdu l'habitude de la politesse, et le cirque des manières ne l'intéressait pas vraiment. Il n'avait pas répondu, il avait visé, abattu le premier rat qui courait le long de la plinthe, puis le deuxième, puis le troisième.
Il s'était arrêté après que le septième de ces emmerdeurs avait été tué.
Papou faisait grand cas des chiffres.
Sept rats morts était un chiffre qui inspirerait le respect au roi des rats. Un rat mort et c'est toute sa famille qui se lance à vos trousses. 
Sept rats morts et ils comprennent qu'on ne plaisante pas."

Brrrr j'ai les poils qui se hérissent, mais rats soyez prudent, attention à vous ...

samedi 19 octobre 2013

Un livre à dévorer d'urgence : RATBURGER !

Bien chers lecteurs,

Attention, ouvrez grand vos yeux, je vais vous présenter un livre incontournable pour les rats et leurs fans (et peut-être ceux qui croient encore qu'on est des nuisibles...) Ca s'appelle Ratburger, ça sort dans une super collection, Witty, qui publie de véritables chefs d'oeuvres pour les jeunes humains (dès 9 ans) et c'est écrit par un auteur diablement talentueux, David Walliams.



Voici une video pour vous faire une idée du personnage :

(Si vous ne parlez pas anglais, demandez à un muridé de vous faire la traduction, car c'est bien connu, nous sommes anglophones dans l'âme)

David Walliams est un comique britannique renommé, mais aussi un écrivain de livres pour enfants. Je vous recommande vivement ses livres (Joe Millionnaire, Monsieur Kipu, Mamie Gangster...) tous très drôles! Et c'est pas parce que c'est destiné aux jeunes humains que vous, adultes, ne les apprécierez pas. Alors, vous savez ce vous reste à faire!

Ratburger arrive un peu comme un cadeau de noël en avance : notre auteur met en scène un tout jeune rat, le compagnon d'infortune de Zoé, une petite fille coincée entre une belle-mère qui passe sa vie sur le canapé à manger des chips arôme crevettes cocktail, et un papa un peu déboussolé depuis le décès de son épouse.

Voici Armitage... Je vous laisse découvrir comment Zoé a eu l'idée de le nommer ainsi!


David Walliams est bien conscient que nous n'avons pas bonne presse auprès des humains, jugez plutôt:

"Quand vous pensez au mot "rat", qu'est-ce-qui vous vient en tête immédiatement après?

Rat... vermine?
Rat... égouts?
Rat... maladies?
Rat... morsure?
Rat... peste?
Rat... mort aux ...?
Rat... tata-tsoin?"

Mais, même si on vous fait un peu peur (c'est notre queue, c'est ça?), le bébé rat qu'adopte Zoé devrait séduire le grand public : "Oui, c'était le plus mignon, le plus adorable, le plus minuscule petit raton que l'on puisse imaginer. [...] Avec sa petite truffe rose et frémissante, ses oreilles toutes douces et ses yeux immenses, profonds remplis d'espoir, ce raton-là aurait pu facilement remporter le premier prix de beauté dans un concours d'animaux nuisibles." Eh oui, David Walliams a tout compris et renverse habilement les préjugés qui nous collent au pelage :  une grande amitié va naître entre Zoé et Armitage.





Zoé va quand même devoir cacher son nouvel ami, ce qui va donner de nombreuses situations cocasses, comme lorsqu'il décide de goûter la pourtant peu ragoûtante Tina, la terreur de l'école...




... ou lorsque notre petit jeune se sent tellement à l'aise qu'il se perche sur la tête de sa maîtresse (Oui, on aime bien être en hauteur, parfois) :


En plus de dissimuler son petit pote, Zoé va devoir le protéger de l'ignoble Burt (que l'on voit sur la couverture du livre), fortement soupçonné de concocter des hamburgers ... au rat. Et ce qui est génial dans ce livre, c'est que cette grande aventure pour protéger un minuscule rongeur va permettre à notre héroïne de se rapprocher de son père...

En fait, il y a tout dans Ratburger : de l'aventure, de l'humour et de la tendresse aussi. Pas gnangnan, parfaitement amenée... du genre à nous faire aimer les humains!

Concernant le véritable héros pour nous, Armitage, il semble timide au premier abord, sauf lorsqu'il s'agit de se donner en spectacle :






Je vous en ai déjà trop dit! A vous maintenant de vous précipiter sur le livre... à moins que l'humour ne soit pas votre fort!

Et si vous êtes un humain qui pense encore que nous ne sommes que des "pigeons volants" (oui, oui, j'ai déjà entendu cette expression), je vous mets au défi de rester insensible devant ce passage :

"[Zoé] éleva Armitage devant son visage. Elle lui donna un tendre petit baiser sur la tête :
- Merci, lui murmura-t-elle. Je t'aime.
Armitage inclina la tête sur le côté et la regarda avec un adorable petit sourire de raton.
- Couic couic couiiic couiiiiiiiic, répondit-il.
Ce qui signifie, bien sûr, une fois traduit du rat : 
 - Merci. Moi aussi, je t'aime."



lundi 30 septembre 2013

Les créations de Stephanie Laberis : drôles et magiques!

Si certains humains considèrent que Facebook est une perte de temps, nous les rats sommes là pour vous prouver que parfois, on y déniche des petits talents!
Aujourd'hui, on vous présente Stephanie Laberis, qui va vous redonner le sourire!


Steph Laberis a la trentaine et vit à San Francisco. Elle aime les jeux vidéos, Ghibli, Disney et les trucs sucrés! Son boulot consiste à créer plein de personnages bien fun pour des jeux videos, mais vous allez voir que c'est une véritble touche-à-tout.

Si on a flashé sur elle, c'est parce qu'elle nous dessine divinement bien! Elle arrive toujours à nous saisir dans les moments où l'on fait les andouilles, et ça a beau être un dessin, on a l'impression que ses dessins vont sortir de l'écran! Jugez plutôt :



Ca, c'est un hommage à sa ratte Rocket, qui est partie pour le nuage de gruyère avec sa  cape de super-ratte!
Réalisé au stylo et à l'encre, ce dessin a été vendu aux enchères pour une collecte de fonds en hommage à l'illustrateur Ronald Searle
Et elle est aussi douée avec les aiguilles!




Pour cette dernière création, on peut la retrouver dans le petit film "Mochi gone mad" :


 

Bon, gardez bien en tête qu'ici, on ne vous a montré que ses inventions rattounesques. L'artiste dessine plein d'autres bestioles, des cochons d'inde, des chats, même vous les humains, vous n'êtes pas en reste!

Donc, un conseil, allez visiter ces sites : 
- http://stephlaberis.carbonmade.com : son site beaucoup plus pro où elle expose tout son travail. 
- http://stephsketches.bigcartel.com : sa petite boutique.

Et enfin, si vous voulez la suivre sur Facebook :  https://www.facebook.com/stephlaberisart/info

Allez, une dernière pour terminer, peut-être celle qui nous a le plus fait squeaker! Il est pas magnifique avec son slip rouge?




dimanche 29 septembre 2013

(Pi)rat(es) à l'attaque !!!!

Si les humains croient qu'ils ont le monopole de la piraterie ces 3 cases de Capitaine Anchois paru dans le magazine Spirou, devraient vous faire changer d'avis, amis rats, la piraterie vous appelle ....

dimanche 15 septembre 2013

[Roman jeunesse] Quatre campagnols et un rat.

Les amis,

Une fois n'est pas coutume, nous n'allons pas parler que de rats aujourd'hui. Les personnages de l'histoire que nous allons vous présenter sont des campagnols!

Les éditions Helium lancent une nouvelle collection, "Fiction Nature", comportant pour l'instant deux titres, L'incroyable destin de Quentin Libellule, et l'ouvrage sur lequel nous allons nous attarder : Le chant de la Grande Rivière.



Nous y découvrons Sylvan, jeune campagnol, qui découvre la vie au bord de la rivière, sous le regard bienveillant de leur mère, Daphné. Cette dernière leur apprend comment se nourrir et se méfier des prédateurs, ainsi que des autres campagnols, qui gardent jalousement leur territoire. Mais bientôt, Sylvan et ses frères et sœurs se retrouvent seuls. Ils vont devoir quitter leur terrier, espérant que Sinéthis, la grande rivière, leur sera bienveillante...

Ce roman s'adressant aux jeunes lecteurs (dès 9 ans) est un véritable coup de coeur! (et je ne dis pas ça parce que je suis un muridé). L'écriture est claire, tout en étant poétique, et nous fais découvrir comment vit le peuple des Chanteurs, et comment il doit constamment user de malice pour berner les hermines et autres animaux affamés. Les campagnols, comme vous les humains, ont aussi leurs croyances. Par exemple, ils croient en l'esprit de la rivière près de laquelle ils vivent, Sinéthis,comme vous vous croyez en un Dieu, et s'adressent à elle pour qu'elle leur porte chance.

Dans leur quête, nos jeunes chanteurs vont tomber sur une étrange bestiole... Jugez plutôt :

"Soudain, l'inconnu s'avança. Il était beaucoup, beaucoup plus gros que tous les campagnols que Sylvan connaissait. Il ressemblait à un Chanteur, mais en horriblement déformé. Il avait le visage pointu et ses oreilles, au lieu d'être plates et couchées, étaient arrondies et droites. Sa fourrure était d'un brun tirant sur le gris et sa queue, sans poils, fouettait l'air. Sylvan recula autant qu'il le pouvait. L'inconnu s'arrêta à quelques pas de lui et l'examina avec soin. Il avait un regard très intelligent, qui tranchait avec son langage décousu."

Voilà, nous venons de vous présenter Fodur, un rat tellement attachant que pour nous, c'est lui le héros de l'histoire (Oui, nous ne sommes pas du tout objectifs!).  L'auteur du livre, dans un grand souci de véracité, nous fait remarquer que campagnols et rats parlent une langue sensiblement différente. Ainsi, Fodur lorsqu'il s'exprime, mélange les mots de la phrase et utilise énormément d'infinitifs. Bon, certes, c'est un peu réducteur pour notre Fodur, qui au demeurant, parle sûrement très bien, mais on ne peut que saluer cette technique de l'auteur qui apporte encore plus de crédibilité à son histoire!

En tout cas, nous sommes devenus fans de ce personnage, qui après avoir essuyé de nombreux coups durs, reste toujours plein d'entrain et bienveillant envers les petits campagnols. On apprend ainsi avec horreur que sa famille a été décimée par un prédateur et désormais seul au monde et âgé, il décide d'accompagner les Chanteurs dans la quête d'un nouveau terrier. Il est dévoué au point de se faire passer pour leur père et d'attaquer le chef d'une troupe de rats, qui le blesse gravement. Et lorsqu'il se jette à l'eau pour fuir le danger, vous allez trembler pour lui pendant de nombreuses pages...

Bref, Fodur, est un grand Rat, d'une loyauté à toute épreuve, très émouvant, qui se moque que les petits campagnols n'appartiennent pas à la même race que lui. Il les aime tout simplement, et les protège toujours, quoi qu'il arrive.
D'ailleurs, si vous le croisez au détour d'une balade à la campagne, n'hésitez pas à nous envoyer une photo!

On espère qu'il réapparaitra dans la suite des aventures des Chanteurs, prévue pour l'année prochaine.
En attendant, voici la photo de l'édition originale, que nous préférons à l'illustration de Ping Zhu utilisée pour la version française :


Amédée, rat, dandy et danseur


 La preuve en images, nous aussi les rats, nous pouvons être classes.






Un rat dandy, et danseur que nous avons découvert dans La fièvre du mercredi après-midi  de Didier Lévy et Thomas Baas aux éditions Tourbillon.

mardi 10 septembre 2013

Les rats subsistent la où les humains délaissent la Terre : Bienvenue à Niourk

Mes amis, rats, bienvenue à Niourk, Stefan Wul nous a crée un petit monde, où les humains, eux ont pris la tangente, à nous la tranquilité, l'espace, libre comme l'air de se promener comme nous l'entendons.
Bien entendu quelques effets secondaires seront à noter si vous tentez l'aventure à Niourk, car ce monde est partiellement radioactif.
Attendez vous donc à quelques changements physiques notamment ...

Enfin ce monde pourrait être idyllique, si l’espèce humaine avait totalement disparu, mais un primitif subsiste.


"L’animal ressemblait beaucoup à un rat, mais certaines particularités l’en différenciaient pourtant.
Son museau s’effilait en une trompe minuscule et sa longue queue annelée se terminait en fourche.
- Sauve toi, rat ! dit l’enfant. L’enfant noir cherche du gibier. Les rats ne sont pas très bons à manger.
L’enfant s’avança vers la bestiole. Celle-ci lui cédé la place lentement comme à regret,  et poussa un cri strident. Une dizaine de rongeurs sortant de cages éventrées, accoururent à cet appel.
Puis une vingtaine d’autres apparurent, sortant de sous les meubles, descendant le long des murs, arrivant par des trous d’aération.
En quelques secondes la pièce en fût pleine.
L’enfant ressentit une vive douleur à la jambe. Il poussa un cri et se baissa pour arracher la bestiole qui le mordait cruellement, mais déjà trois autres rats plantaient leurs petites dents aigües dans sa chair.
Il recula et fit cracher l’arme des dieux. Les petits cadavres se recroquevillaient dans les flammes.
Mais l’ardeur des survivants ne diminuait pas pour autant.
Une véritable marée de petites fourrures grises avançait vers l’enfant."

Coûte que coûte amis, rats, défendons nous ...

Alors l'aventure Niourk vous tente ???



Niourk, Stefan Wul, éditions Castelmore